Dans un arrêt en date du 4 septembre 2025 [1], la Cour de Justice de l’Union européenne (CJUE) est venue apporter des précisions majeures concernant la notion de donnée à caractère personnel.
En l’espèce, la Cour était amenée à se prononcer, notamment, sur la qualification au regard de la définition de données à caractère personnel, de commentaires formulés par des personnes physiques auprès d’un responsable de traitement (le Conseil de résolution unique – CRU) puis communiqués à un destinataire (Deloitte). Ces commentaires avaient, en l’espèce, fait l’objet de mesures de pseudonymisation préalablement à cette communication, lesquelles ne permettaient pas à Deloitte de réidentifier leurs auteurs.
Afin de se prononcer sur la qualification des données transmises à Deloitte, la CJUE a notamment précisé les points suivants :
Au regard, notamment, de ces éléments, la CJUE a considéré, entre autres, que :
Cet arrêt venant modifier la qualification, retenue jusqu’alors, des données pseudonymisées au regard de la définition des données à caractère personnel, les entités réalisant des traitements de données pseudonymisées doivent désormais évaluer les conséquences de cet arrêt à l’égard de leurs obligations relatives à la protection des données personnelles.
Nul doute que ces nouveaux éléments vont avoir des conséquences importantes sur les obligations de mise en conformité des traitements de données personnelles posées par le RGPD aujourd’hui ; on pense par exemple à l’information des personnes telle qu’exigée par les articles 13 et 14 du texte mais également aux mesures de sécurité.
La réaction des autorités de protection des données, en particulier de la CNIL, est attendue.