Depuis plusieurs années, l’Union Européenne a adopté plusieurs règlements visant à encadrer l’économie de la donnée et à créer un marché unique permettant une libre circulation des actifs entre secteurs et Etats membres.
Ainsi, après le Data Governance Act en 2023 visant à encadrer le partage volontaire de données, l’UE poursuit sa démarche avec le Data Act. Ce règlement complète la boîte à outils législative européenne destinée à garantir à la fois innovation, souveraineté numérique et protection des acteurs économiques.
Adopté fin 2023 et entré en vigueur en janvier 2024, le Data Act s’appliquera pleinement à partir du 12 septembre 2025.
Son ambition est de libérer le potentiel des données, personnelles ou non, générées par les objets connectés et les services numériques connexes et de créer un écosystème plus équitable pour les utilisateurs comme pour les entreprises. Le Data Act couvre ainsi le secteur de l’internet des objets, autrement dit IoT.
Des règles harmonisées visant à mettre à disposition de l’utilisateur ou d’organismes publics les données générées par l’utilisation d’un produit connecté ou d’un service lié
Prenons l’exemple des dispositifs médicaux qui intègrent des capteurs et génèrent des flux de données (pompes à insuline, pacemakers, dispositifs de télésurveillance) :
Ainsi, les fabricants et laboratoires doivent anticiper des demandes d’accès et de transmission, avec des obligations techniques d’interopérabilité.
Chaque acteur doit donc s’interroger en particulier sur les modalités de mise à disposition de ces données et sur les clauses contractuelles applicables afin que celles-ci soient conformes au Data Act. Il devra donc :